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27.06.2007
MARSEILLE & COW
Autrement nommée la COW'S PARADE...
Depuis quelques temps, au bord de la grande bleue fleurissent quelques spécimens étranges!!!
Ces pauvres bêtes sont assaillies de troupeaux d'humains, grimpants allègrement sur leurs dos fatigués, histoire de coucher leur image sur papier numériquement glacé.
Au cour d'une "mission" professionnelle, j'ai été surprise par celle ci, trônant en lieu et place de la Préfecture, tout un programme...
Je ne vous cacherais pas plus longtemps son nom : vache leurre...
Leurre, leurre..., ca me rappelle quelques chose..., comme un truc de lait là, beurre, leurre, l'argent du beurre et si k.Lombard fait la crémière...
Bon allez, j'arrête.
06:35 Publié dans NEWS | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
01.06.2007
Romaine Brooks
Je vous avez déjà parlé de mon intérêt pour ces femmes qui nous ont précédées d'à peine 100 ans.
Je continue aujourd'hui avec l'une d'entre elles :
ROMAINE BROOKS -Peintre américaine
Née à Rome le 01 mai 1874 - Décédée à Nice le 07 décembre 1970

Née Beatrice Romaine Goddard, surnommée 'la voleuse d'âmes', elle est le troisième enfant d'Henry Goddard et Ella Mary Waterman et nait le 1er mai 1874 tandis que sa mère voyage à Rome.
Nouvelle arrivée dans cette famille riche mais sévèrement dysfonctionnelle de Philadelphie; la mère est narcissique et cruelle, et le père de l'enfant a abandonné la famille peu de temps après sa naissance.
Sa mère la confie à une blanchisseuse aux Etats-Unis tandis qu'elle voyage en Europe avec ses autres enfants, le plus âgé, souffre d'une maladie mentale débilitante et a un comportement destructeur et violent.
Romaine Brooks connaît une enfance difficile …
A 12 ans, elle rejoint le reste de la famille en Europe.
Les années d’adolescence se passent à tenter d'apaiser les besoins de son frère malade et de sa mère instable.
Elle convainc Ella de lui permettre d'étudier près de Paris.
Malgré des moments difficiles financièrement, elle finit par entreprendre des cours de peinture.
Elle voyage à Rome en 1898 prend des cours à La Scuola Nazionale pendant le jour tout en étudiant également chez Circolo Artistico la nuit.
En 1899, elle séjourne à Capri où elle rencontre des artistes expatriées et des auteurs américains et anglais, beaucoup sont homosexuels.
Elle à décrit son premier voyage à Capri comme la période la plus heureuse de sa vie.
Pendant l'année suivante, elle continue à étudier la peinture à l'Académie Colarossi à Paris.
Peu après le tournant du siècle, sa situation financière s’améliore.
Les décès de sa sœur en 1901 ainsi que de sa mère l’année suivante font d’elle l’héritière de la fortune entière de la famille.
Sa nouvelle indépendance financière lui permet une liberté artistique et lui ouvre l’entrée des salons et demeures de l'élite sociale et intellectuelle européenne.
L'artiste s’installe à Londres en 1902 et accepte un mariage de convenance avec John Ellingham Brooks, un pianiste gai sans le sou, mais socialement en vu.
Ils se séparent après trois mois mais Romaine continuera à le soutenir le reste de sa vie. Elle garde son nom d’épouse, qui lui confère un statut social et une respectabilité artistique.
En 1905, elle a trente et un ans et revient vivre à Paris ou elle acquiert un grand studio rive gauche, et étudie avec Gustave Courtois.
1910 - Veste rouge1910 son premier nu féminin est la veste rouge, bientôt suivie des azalées blanches.
1910 - Les Azalées blanchesSa première exposition à lieu du 2 mai au 18 mai 1910 chez le prestigieux Galeriste Durand-Ruel à Paris.
C'est une exposition dans laquelle R.Brooks montre treize portraits et nus qui ravissent entre autre son public lesbien.
Elle reçoit par ailleurs d’excellentes critiques.En 1911 R.Brooks rencontre Ida Rubenstein (1885-1960), une ballerine russe dont elle tombe amoureuse et qui devient le sujet d’un saisissant portrait (Ida Rubinstein 1917) et qui sera son modèle de nu pour « Vénus ». Leur liaison dura 3 ans.
1917-VENUSElle devient une portraitiste renommée et se spécialise dans cet art,
Employant une palette sombre dominée par la couleur grise. Elle ignore les tendances artistiques contemporaines comme le cubisme et le fauvisme pour leur préférer les mouvements symboliste et esthétiste du XIXe siècle, particulièrement des travaux de Whistler.
Assez riche pour ne pas avoir à se soucier de vendre ses toiles, elle se préoccupe peu de l'avis de ses modèles, parfois désemparés par son don pour décrypter leur véritable personnalité.
En 1915, âgée de 41 ans elle rencontre et tombe amoureuse de l'écrivain Natalie Barney, c’est le début d'une longue relation de cinquante ans.

Elles publient ensemble 'The One Who Is Legion', écrit par Barney, et illustré par Brooks.
Son portrait célèbre « Natalie Barney, L'Amazone » (1915) représente l'écrivain dans un vêtement féminin. Un cheval de porcelaine est inclus dans le portrait et se réfère aux qualités de cavalière de Nathalie Barney.
1920-NATHALIE BARNEY CLIFFORD-L'AMAZONERomaine fait le portrait des lesbiennes qui fréquentent le salon de sa compagne, mais elle est écœurée par l'atmosphère qui règne dans les lieux mondains. Contrairement à nombre de ses contemporains, Romaine Brooks ne s'essaie pas à l'art abstrait et se cantonne à la représentation, fascinée par le rôle des apparences dans les cercles féminins en Europe.
1924-Una, Lady TROUBRIDGE

1924-La Baronne Emile D'ERLANGER
Elle reçoit La Légion d'Honneur en 1920.

Brooks et Barney ont fait construire une maison près de Beauvallon, La Villa "Trait d'Union" : deux bâtiments séparés et un salon commun, à l'image de leur relation.
Elles sont très proches intellectuellement et émotionnellement, mais Barney a de multiples aventures.
La carrière de R.Brooks atteint son zénith en 1925 avec trois expositions de son travail.
La première à Paris chez Jean Charpentier de mars par avril.
Puis l'exposition voyage à la galerie du club de R.B, L'Alpine à Londres en juin, puis en Décembre a la galerie Wildenstein à New York.
Durant cette période, Romaine peint peu mais créé deux illustrations pour le livre de N.Barney qui est publié en édition limitée de 450 copies à Londres en 1930.
Pendant le même temps, l'artiste a commencé un manuscrit autobiographique qui ne sera jamais édité.
Une série de ses œuvres est exposée au club d'arts de Chicago en janvier 1935 Romaine voyage en Amérique pour l'exposition et en 1936 elle loue un studio dans Carnegie Hall, à New York.
Elle y peindra un portrait du romancier et du photographe bisexuels, Karl Van Vechten (1880-1964). Un portrait de l'hôtesse, du conférencier, et de l'auteur Muriel Draper dans les deux ans qui suivent.
En 1939, pendant que la deuxième guerre mondiale commence en Europe, Romaine revient en France vivre avec Nathalie à la villa Beauvallon.
Quand leur maison brûle en 1940, R.Brooks se retire en Italie, où elle a acheté la villa Sant’ Agnès en dehors de Florence.
Elle écrit d’autre mémoire non publié au sujet de ces années «sur les collines de Florence pendant la guerre »
Après la deuxième guerre mondiale, elle se retire définitivement de la vie publique. Elle ne peint plus et vit isolée.
Elle a acheté une villa plus petite « Gaia », où elle reste jusqu'en 1967. Étonnamment, à 87 ans elle peint un portrait d'Umberto Strozzi (1961), un descendant de la famille célèbre de la Renaissance.

En 1967, elle prend un appartement à Nice.
Natalie Barney admet qu'elle a une relation avec une autre femme depuis sept ans. Cette confession dévaste Romaine, elle ne fait plus face à la souffrance et à la jalousie et met fin à presque 50 années de relation.
Elle sombre dans l’isolement et l’excentricité avant de mourir à l'âge de quatre-vingt-seize ans le 7 décembre 1970 à Nice.
Natalie mourra deux ans plus tard à Paris, ayant également atteint l'âge de quatre-vingt-seize.
En 1971 une exposition rétrospective « Romaine Brooks, la voleuse d’âmes » à lieu au musée national de l'art américain.
Elle avait donné sa collection et ses papiers privés au musée avant sa mort.
La même exposition a voyagé encore en 1980 sous le titre « Romaine Brooks, 1874-1970 ».
Différents travaux de Romaine Brooks ont été également inclus dans de nombreuses expositions féministes dans les années 80.
Les portraits que Romaine Brooks réalisait n'étaient pas toujours du goût de ses modèles. Une anecdote célèbre raconte qu'une dame de la haute société se plaignit, disant au peintre 'Vous ne m'avez pas embellie', ce à quoi Brooks répondit 'Non, mais je vous ai ennoblie'.
Article réalisé à partir de différents sîtes internet (Wikipédia, sîtes anglais etc...)
08:25 Publié dans EPOQUE 1900 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



