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17.12.2007
Bed and Breakfast
Le gîte et le couvert !
depuis leur instalation dans leur nouvelle écurie, Olgasana, Flicka et Zaouina semble s'adapter le mieux du monde à leurs nouvelles conditions de vie...
La preuve par trois s'il en fallait une.
Un aprés midi ensoleillé, 16 Décembre à 14h30 !!!

Notre Zouzou, mamie de 19 ans cette année.
Nous avons du réveiller les deux plus jeunes histoire de se faire une petite ballade
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07.12.2007
AU CHAT QUI LOUCHE -2-
Le feu crépitait dans la cheminée, quelques bûches venaient d'y être ajoutées et Greg les bousculait un peu avec un tisonnier.
Il n’était pas trop tard; un de ces soirs ou rentrée en fin de matinée de Lernes, elle avait passé l’après-midi en forêt .
Sur la chaise sa veste épaisse était posée ou plutôt jetée, d'ailleurs quand Muriel rentrerait, elle irait la placer, par habitude.
Comme chaque soir Greg était installée, les jambes croisées devant le feu, bien au chaud dans son fauteuil crapaud.
Elle regarda négligemment l'heure à sa montre.
On sentait dans son geste une tension de la main, comme une impatience dissimulée .
Elle repensa à l'après-midi écoulé, au temps qui passait et à cette maison où elle avait passé son enfance.
Après une journée comme celle là, Greg n'avait plus qu'une envie, serrer Muriel dans ses bras et lui murmurer toutes ces choses, toutes ces douceurs.
Etranges sensations.
Dans des moments comme celui là, Muriel lui était essentielle.
A d'autres, la question de savoir si ce qu'elle éprouvait pour elle n’était pas qu’un sentiment de sécurité la torturait.
Il lui venait parfois des envies de départ, de fuite et d'abandon, mais elle savait bien qu'elle n'oserait jamais abandonner tout le bien être de sa petite vie rangée.
Sa cigarette se consumait au bout de ses doigts...
Un bruit de graviers monta de l'allée;
Par la fenêtre, Greg l'aperçut en train de fermer sa portières et de se diriger en courant vers la porte d'entrée.
Il y eut des pas pressés sur l'escalier de pierre et elle apparut dans l'embrasure de la porte d'entrée.
-"Ho quel froid ! Je suis complètement gelée" dit Muriel .
Elle s'approcha jusqu'au feu pour y prendre un peu de chaleur.
Malgré le temps qui passait, Greg ne cessait de se sentir attendrie par ce petit bout de femme .
Elle s'approcha d'elle, la pris dans ses bras et la berça en regardant le foyer.
- "Ta journée s'est bien passée ?"
- "Oui mais ... , je suis claquée" dit-elle en se débarrassant de son sac.
- "Bon et bien tant pis alors"
- "Tant pis quoi ?"
- "J’avais envie de sortir faire un tour ce soir "
- "Oui , pourquoi pas, mais laisse moi le temps de souffler un peu et de prendre un bain"
Muriel leva la tête vers Greg et l'embrassa .
Ce que Greg aimait plus que tout chez elle c'était cette manière qu'avait Muriel de s'abandonner; cette sensualité qui se dégageait d'elle à certains moments.
-"Ok, prends ton temps, je vais faire un tour à la chaufferie"
Dehors, il commençait à faire froid .
Elle passa monter la chaudière car les nuits étaient de plus en plus fraîches.
Le vent bruissait dans le arbres du parc et la nuit étoilée laissait présager du beau temps pour le lendemain.
Mais une force l'attirait, elle pensait à Muriel qui devait s'apprêter à prendre son bain.
C'était agréable de penser a son corps, d'être à distance, en bas, et pourtant tout prés d'elle .
Elle monta vers l'entrée, s'y arrêtât et repartit pourtant aussi vite...
Sa veste n'était plus sur la chaise , il n'y avait plus personne dans la salle à manger.
Elle entendit un air de jazz et gravit l'escalier de bois.
La chambre était éclairée par une lumière feutrée et une lueur filtrait sous la porte de la salle de bains.
Son coeur battait .
Elle ouvrit la porte et s'immobilisa.
- " Fermes s'il te plaît il fait froid ".
Elle referma négligemment et s'adossa contre la porte de la salle de bain.
La température de la pièce contrastait fortement avec l'air froid du soir.
Muriel était dans l'eau, confortablement installée.
Greg s'approcha, s'assit à coté de la baignoire en poussant d'un geste distrait la mousse qui était tout prés de sa main.
L'eau était chaude; il faisait bon.
Son bras s'enfonça un peu plus dans l'eau.
- "Je croyais que tu voulais sortir..."
- "Je suis très impatiente de sortir et je crois que je vais d'ailleurs te bousculer un peu!"
Elle enleva ses vêtements, saisi une pince, attachât ses cheveux et se glissa avec elle dans la grande baignoire ronde.
Ainsi remontés sur la tête, ils lui donnaient suivant l'expression de Muriel "une allure de choux à la crème" ce qui avait d'ailleurs le don de froisser Greg très attachée à ses longs cheveux.
Elle la taquinait, mais adorait sa chevelure épaisse où elle aimait cacher son visage et respirer l'odeur de Greg.
Mais elles n'urent guère le temps de profiter de leur intimité; la sonnerie du téléphone portable retenti.
Muriel, qui en femme prévoyante l'avait placé à portée de main, décrocha.
-"Allô? Ah, Sophie, comment vas-tu? Oui..., bien, un peu claquée par le boulot, mais tu sais ce que c'est, le Vendredi on trouve toujours un peu d'énergie...
Oui, ce soir mais écoute je te la passe, moi je n'en sais pas plus."
Elle tendit le combiné à Greg.
-"Allô, So, comme toujours..., eh bien j'emmène ma dulcinée chez Sarah, vous nous rejoignez là-bas ?
Très bien nous y seront vers 20h; à tout l'heure alors."
Elle raccrocha.
-"Chez Sarah! Oh, mais dis donc on s'encanaille ce soir!"
-"Evidemment..."
-"Tu sais mon amour, on devrait un peu activer la manoeuvre."
Le visage de Muriel s'était éclairé, et son oeil rieur pétillait.
-"Dis moi une chose Mu, pourquoi est-ce que cet endroit te fascine tant?
Je sais bien qu'il ne s'agit pas de Sarah , bien au contraire, Sophie et Marion n'y sont pas non plus pour quelque chose, alors explique moi."
-"Eh bien disons que je jubile car j'aime te voir dans ce décor de pierres, tu fais très `Chouan' avec ton catogan . Et puis je trouve très excitant de tyranniser cette pauvre Sarah qui s'évertue à vouloir être mon amie sous prétexte que tu as eu une aventure avec elle dans tes `jeunes années'."
Greg sortit de l'eau, enfila un peignoir et se dirigea vers la chambre.
Ce soir elle se sentait de joyeuse humeur.
Voir Sophie l'enchantait, elle éprouvait pour elle une profonde amitié et celle ci le lui rendait bien.
Elles s'étaient rencontrées par l'intermédiaire de Muriel lors d'une soirée à l'hôpital de Lernes.
Comme dans beaucoup de petites villes, la communauté de femmes ayant choisi de vivre leur préférence se connaissait plus ou moins.
Greg avait déjà entendu parler de cette femme de dix ans son aînée et pas réellement en bien.
Aussi s'était elle tenue sur ses gardes lors de cette rencontre.
Mais elle avait du se rendre à l'évidence, les quelques mots qu'elles avaient échangées la lui avaient montré à son avantage et elles avaient plutôt sympathisé.
Ou plutôt disons qu'elles avaient eut l'impression de s'être toujours connues.
On avait décidé de se rencontrer à l'occasion du week-end end et une réelle amitié était née de ces après midi passés ensemble en toute simplicité.
Sophie avait 38 ans, ronde, plus petite que Greg, elle n’avait pas un physique de rêve, mais son charisme et sa personnalité en imposaient.
Blonde aux yeux marrons, son visage rieur était empreint d'une maturité et d'une force peu commune.
Originaire de l'autre bout de la France elle s'était retirée dans la région depuis quelques mois et son arrivée dans aussi petite ville avait semé un vent de panique dans la communauté féminine du pays.
Chirurgien émérite, elle avait acquis ses lettres de noblesse en étant l'élève des plus grands noms de sa spécialité et sa réputation l'avait précédé lors de son arrivée.
Elle s'était installée à son compte devenant propriétaire de son propre établissement, spécialisé dans la chirurgie post-traumatique.
Sa réussite foudroyante avait suscité des convoitises et celles ci s'étaient rapidement transformées en jalousie.
Mais Sophie se protégeait de tout, et le seul appui qu'elle avait réussit à conserver était celui de celle avec qui elle partageait sa vie, Marion.
Marion avait quelques années de moins que Sophie.
Elle l'avait suivie à Lernes consciente de cette nouvelle vie qui s'offrait à elles deux.
Elle avait un caractère marqué et sous ses airs posés, elle régentait son intérieur, aimant Sophie jusqu'à la déraison et la protégeant de tous.
Elle vivait enfermée dans une tour d'ivoire dont Sophie en avait fait le joyaux.
Greg regarda sa montre, il était 19h30, elle était prête.
Son reflet dans le miroir lui renvoyait une image qui la rassurait.
Elle approchait de ses trente ans et elle était ce quelle avait toujours voulu être, un être libre de ses actions et de ses sentiments.
-"Alors, est ce que ça va?..."
Muriel se tenait devant elle inquiète de sa tenue, de sa coiffure.
Comme à chaque fois quelle la regardait dans ces instants là Greg s'amollissait.
Son regard inquiet, ses gestes imparfaits traduisant cette impatiente attente d'une réponse la bouleversaient.
-"Parfait..., comme toujours."
Muriel acquiesça, elle avait sa réponse.
Greg alimenta la cheminée et ferma l'insert.
Elles descendirent au salon, enfilèrent leurs blousons et sortirent.
Une portière claqua, on entendit le crissement des graviers dans l'allée et la nuit se referma sur la Closeraie.
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